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Pigalle

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Votre avis

  • Ce que je n'ai pas aimé : J'ai travaillé pour piero, et loin de là il nous a considérée comme vous le prétendez... Il été comme  un père pour nous toutes, rien de plus, rien de moins. Son club été sain et nous le regrettons beaucoup.

    Eva, 28 octobre 2010 Signaler un abus

  • Ce que j'ai aimé : La pudeur des commentaires et de la façon  de filmer ...Pascal Vasselin n'est jamais "voyeur" et ,dans la voix off (la sienne?), et les invisibles points de suspension qu'elle laisse deviner ,on perçoit toute l'humanité du cinéaste...Bouleversant Badabou ,qui comprime son estomac et ses angoisses sous le corset d'une Betty Boop pathétique , cris déchirants de Petit Luc dans son bar punk ,toujours rattrapé par l'alcool ,mauvais sort qui s'acharne sur le chasseur Carlos ,si heureux d'être le père d' une petite "Carlita" qu'il ne connaîtra jamais...Une pâte humaine ,pétrie de petites joies et de grandes misères, avec tout ce qu'elle a de touchant , mais d'exaspérant aussi....

    Ce que je n'ai pas aimé : Je partage  globalement l'avis de  l'internaute cité plus haut quant aux bons sentiments de Piero:Ils m'ont par instants laissée dubitative, tout comme sa croisade pour promouvoir un "code de bonne conduite" au sein de ces établissements de nuit , il faut bien le dire ,sur le déclin...L'entretien avec le Commissaire est ahurissant..."Strip - teasez plus blanc que blanc" ...On n'y croit qu'à moitié , pas du tout....Piero et son collègue ne jouent-ils pas avec une étrange insistance la carte moralisatrice pour "tenir le coup" quelques années , quelques mois encore malgré la ringardise de leurs clubs de nuit menacés de fermeture?Et les relations de Piero avec ses "filles" ?...Est-elle si innocente  que cela ? A-t-il rencontré sa très jeune compagne dans une douce vallée piémontaises ou la moiteur d'un spectacle crépusculaire?...C'est la zone d'ombre du film , à travers  laquelle on reçoit malgré tout une réponse subliminale , tout au moins en ce qui concerne les policiers "à l'ancienne":Quand il partent contrôler les bars de nuit , on aperçoit sur un bureau du Commissariat la photo d'une  fille à poil lovée autour d'un pilier de "pole dancing"...Le voile est un peu levé , si je puis dire ,sur leurs sentiments  paternels envers  les danseuses nues d'un Pigalle à l'agonie.On aimerait savoir ce qu'est devenu Petit Luc ...La cabaret de Madame Arthur est-il encore debout ?...J'ai lu sur un site d'internet qu'un certain "Blue One" recrutait des filles pour tourner des films X ....Cela a-t-il un lien avec  la reconversion de Piero?Je m'inquiète :ne serais-je  pas gagnée par un certain cynisme?...Je veux croire   qu'il s'agit là d'une simple homonymie....

    Merci à P.Vasselin pour ce documentaire  bouleversant sur un monde en fin de course...Je me prends à imaginer un tel  film sur Barcelone ...Il y aurait beaucoup à dire ,à voir et à méditer ...J'ai croisé là-bas des transfuges de "la Bohemia",un cabaret détruit par l'hygiénisme urbanistique qui a précédé les J.O., contraints de faire la manche dans leurs oripeaux de scène -ou ce qu'il en restait....Peut-être verrez-vous d'ailleurs, si elle vit toujours, Amparito de Granada , sorte de Badabou catalan,arpenter les Ramblas en tenue d'"Andalouse" ,robe rouge à pastilles blanches et oeillets de plastique dans les cheveux...Elle pousse un chariot à bagages qui annonce , sur une affiche datant  de sa splendeur passée:"Artista Politecnica y polisexual"...Tout un  programme!Martine

    Martine Ristori, 01 novembre 2008 Signaler un abus

  • Ce que j'ai aimé : J'ai aimé : pas le documentaire mais les personnes, ce patron de cabaret qui joue le papa (maintenant flotte toujours la question, en a-t-il levé et on aimerait qu'il n'ait jamais profité de filles au bout du rouleau). Angie, les autres filles, qui ont dans leur yeux une grande désillusion, encensées et méprisées dans le même temps, boucs émissaires du vice de ceux qui les regardent.

    Ce que je n'ai pas aimé : Haut lieu des filles du calvaire, aucune allusion au traitement des filles et de leur image, à côté d'un plaisir masculin jugé comme un droit, une liberté fondamentale...

    Les hommes du documantaire et la brigade de police fantasment autant que les michetons et pigeons, on y apprend rien si ce n'est une vision de pauvre mec sur cette façade, dommage qu'il n'ait pas pas poussé la démythification.
    J'ai adoré les vieux flics qui font la morale aux nanas, en leur demandant pourquoi elles font ça alors qu'ils ont des calendriers de femmes à poil, payés donc, et finançant l'industrie du sexe, et de traite humaine souvent, et employant des filles comme la danseuse, dans la misère économique et/ou psychologique.
    Bref, les filles sans cervelle, elles ne veulent pas savoir et tant mieux, sinon tomberaient-elles ?

    Andro, 02 novembre 2007 Signaler un abus

  • Ce que j'ai aimé : J'ai été touchée par le regard sans concession mais plein de tendresse vers ce monde multiple.

    Ce que je n'ai pas aimé : Mais si j'ai pleuré en regardant la décrépitude du cabaret Madame Arthur, sa fermeture et la solitude  poignante de "Badibou" comment se fait-il que le cabaret semble rutiler de mille feux aujourd'hui ? Le réalisateur a-t-il tourné le reportage dans un univers parallèle ?

    Joli documentaire.

    Lucie Pixie, 30 octobre 2007 Signaler un abus

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